C’est une découverte absolument insoutenable qu’a faite le propriétaire d’un logement de Gy, commune de Haute-Saône d’à peine plus de 1 000 habitants, en fin de journée ce mercredi 6 mai. En pénétrant dans le domicile qu’il louait à deux colocataires, il a trouvé le corps décapité de l’un d’eux. L’autre occupant des lieux, un homme de 26 ans, a rapidement été interpellé par les forces de l’ordre dans la commune même, sans qu’il ait eu le temps de prendre la fuite.
Placé en garde à vue, le suspect a reconnu avoir pris part à une rixe avec la victime, et admis avoir porté des coups de couteau lors de l’altercation. Mis en examen vendredi 8 mai par le parquet de Besançon, il est poursuivi pour meurtre aggravé et atteinte à l’intégrité d’un cadavre, cette dernière qualification visant directement l’acte de décapitation commis après le décès de la victime. Un geste d’une violence extrême dont les raisons précises restent à ce stade inexpliquées.
Un élément toxicologique vient s’ajouter au dossier : le suspect a été contrôlé positif au THC, la molécule psychoactive contenue dans le cannabis, au moment de son interpellation. Des analyses toxicologiques complémentaires seront menées en parallèle de l’autopsie de la victime, afin de déterminer si une éventuelle consommation de substances a pu jouer un rôle dans le basculement vers cette violence inouïe. Les mobiles du meurtre, eux, demeurent encore à éclaircir.
Ce drame brutal plonge dans la stupeur la petite commune de Gy, habituée à la tranquillité de la vie rurale. Les enquêteurs ont désormais pour tâche de reconstituer avec précision le déroulé de la rixe, d’identifier ce qui a pu déclencher une telle frénésie meurtrière entre deux hommes partageant le même toit, et de comprendre pourquoi le suspect a commis cet acte de profanation après la mort de sa victime. Une affaire qui marque durablement l’histoire de ce bourg de Franche-Comté.


















