Un père de famille sort un pistolet semi-automatique et tire sur un automobiliste de 22 ans qui lui reprochait de ne pas avoir mis son clignotant

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Il est 4h30 du matin dans les rues de Corbeil-Essonnes quand tout bascule pour un motif aussi dérisoire qu’un clignotant oublié. Un homme de 22 ans, accompagné de deux passagers, interpelle le conducteur d’un autre véhicule sur ce manquement au code de la route. Le ton monte, les coups partent. Les deux hommes sont séparés. L’affaire aurait pu s’arrêter là — elle ne fait que commencer.
Le trentenaire retourne à son véhicule, non pas pour repartir, mais pour en ressortir armé d’un pistolet semi-automatique. Il contraint le jeune homme à se mettre à genoux avant d’appuyer sur la détente. La balle atteint la victime à la cuisse. L’agresseur s’empare ensuite d’une machette pour fracasser le pare-brise de la voiture adverse, puis disparaît dans la nuit. La victime est transportée d’urgence à l’hôpital où elle sera opérée. Selon Le Parisien, l’auteur des tirs était en état d’ivresse au moment des faits.
Interpellé dès le lendemain, l’homme a déclaré s’être senti humilié par les moqueries des occupants de l’autre véhicule et conteste toute intention homicide. Son profil judiciaire raconte pourtant une autre histoire : au moins six condamnations au casier, dont plusieurs pour infractions routières, et une comparution devant une cour d’assises. Lors de l’audience du 4 mai devant la chambre de l’instruction de Paris, l’avocat général a été cinglant : “Cet homme est un cow-boy de la route. Il fait ce qu’il veut quand il a un volant entre les mains.” La chambre a tranché — maintien en détention.
Un clignotant oublié. C’est tout ce qu’il n’a pas mis. Et c’est un homme de 22 ans qui a failli en mourir.​​​​​​​​​​​​​​​​

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