Fin mars, à Strasbourg, un témoin alerte la police après avoir assisté à ce qui lui semble être un enlèvement. Les forces de l’ordre localisent rapidement la camionnette des suspects rue du Jura. À l’intérieur, une femme de 25 ans, bâillonnée et ligotée. Deux hommes, âgés de 19 et 22 ans, sont interpellés en flagrant délit. Selon France 3, ils sont poursuivis pour enlèvement, séquestration et association de malfaiteurs.
Le mobile est limpide : les deux suspects auraient été mandatés depuis les Bouches-du-Rhône pour faire pression sur le compagnon de la victime, un investisseur en cryptomonnaies. Pour le contraindre à céder de l’argent, ils s’en sont pris à sa compagne. La situation aurait pu virer au pire — les ravisseurs avaient manifestement l’intention de lui couper un doigt et avaient déjà transmis une vidéo de menaces à leur cible. Un niveau de violence prémédité qui illustre le caractère particulièrement organisé de l’opération.
L’affaire a été transférée à la juridiction interrégionale spécialisée de Nancy, compétente pour les dossiers de criminalité organisée. La piste de la DZ Mafia, déjà citée dans plusieurs affaires liées au narcotrafic marseillais, est évoquée parmi les éléments examinés par les enquêteurs, sans avoir encore été formellement établie.
Cette affaire s’inscrit dans une tendance préoccupante : les détenteurs de cryptomonnaies sont de plus en plus ciblés par des réseaux criminels qui voient dans ces investisseurs des cibles à fort potentiel, souvent sans protection particulière. Le montant exigé, l’identité exacte des commanditaires et la chaîne de responsabilités restent à établir dans la suite de l’instruction.


















