Un nouveau rebondissement explosif dans l’affaire Dupont de Ligonnès. Hier soir, dans l’émission Appel à témoins sur M6, le père Marc, prêtre dans un monastère de l’Aude — vraisemblablement à Plavilla — a affirmé avoir hébergé Xavier Dupont de Ligonnès pendant quatre jours en 2022, soit onze ans après le quintuple meurtre de Nantes. Selon lui, le fugitif le plus recherché de France se serait confessé et aurait reconnu avoir tué sa femme Agnès et leurs quatre enfants. Le père Marc dit avoir reçu l’autorisation explicite de l’évêque de Carcassonne pour révéler cette confession — levant ainsi le sceau du secret habituellement absolu.
Une photo, un numéro de téléphone, une sœur qui confirme
Le prêtre affirme détenir deux éléments concrets : une photographie du fugitif prise lors de son séjour en 2022, et un numéro de téléphone qui lui était attribué à cette date, qu’il dit vouloir transmettre aux enquêteurs. Une sœur présente au monastère au moment des faits confirme les propos du père Marc. Si ces éléments sont authentifiés, ils constitueraient la première preuve tangible de la survie de Xavier Dupont de Ligonnès bien après sa disparition en avril 2011 — et la première reconnaissance des meurtres de sa part.
Cette révélation intervient dans un contexte déjà chargé : quelques jours plus tôt, une enquête publiée par Ouest-France avait identifié un compte sur un forum catholique baptisé “Epsilon”, actif jusqu’en 2017 et lié au fugitif par analyse stylométrique. Les éléments transmis par le père Marc font désormais l’objet d’une attention particulière des enquêteurs.


















