Bébé mort de dénutrition : cinq ans de prison pour ses parents

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La cour d’assises de la Drôme a condamné un couple à cinq ans de prison, dont deux ans ferme aménageables, après le décès de leur fille âgée de 16 mois. La petite Zita était morte en 2018 des suites d’une dénutrition sévère, une affaire qui avait profondément marqué l’opinion publique.

Un drame familial jugé huit ans après les faits

Le verdict a été rendu mercredi 3 juin 2026 à l’issue d’un procès ouvert depuis plusieurs jours devant la cour d’assises de la Drôme. Les deux parents, aujourd’hui âgés de 52 et 45 ans, étaient poursuivis pour privation d’aliments ayant entraîné la mort de leur enfant.

Le couple, installé à Saint-Marcel-lès-Valence au moment des faits, devait également répondre d’accusations concernant les conditions d’alimentation de plusieurs de leurs autres enfants.

Une fillette admise à l’hôpital dans un état critique

En janvier 2018, la petite Zita avait été transportée en urgence dans un établissement hospitalier lyonnais. Les médecins avaient alors constaté un état de dénutrition extrêmement avancé.

Âgée de seulement 16 mois, l’enfant ne pesait que 6,9 kilos. Malgré les soins prodigués par les équipes médicales, elle est décédée quelques jours plus tard.

L’enquête avait révélé que la fillette était nourrie essentiellement avec des laits végétaux, alors qu’aucun diagnostic médical ne confirmait une intolérance au lait de vache.

Des parents reconnus coupables

Au cours des audiences, l’avocate générale avait requis cinq années d’emprisonnement, dont une partie assortie d’un sursis probatoire. Les magistrats ont finalement suivi ces réquisitions en condamnant les deux parents à cinq ans de prison, dont deux ans ferme pouvant faire l’objet d’un aménagement.

La justice a également prononcé une obligation de soins durant dix ans.

Une mère qui reconnaît sa responsabilité

Lors du procès, la mère de famille a reconnu avoir commis une grave erreur dans ses choix éducatifs et alimentaires. Face aux experts médicaux entendus pendant les débats, elle a admis avoir pris conscience de sa responsabilité dans le décès de sa fille.

Les magistrats ont notamment tenu compte de cette évolution ainsi que de la situation actuelle du couple, désormais parent de neuf enfants.

Une affaire qui relance le débat sur les dérives alimentaires

Au-delà du drame familial, cette affaire rappelle les risques liés à certains régimes alimentaires imposés aux très jeunes enfants sans suivi médical adapté.

Les spécialistes rappellent qu’en cas d’allergie ou d’intolérance alimentaire, toute modification importante de l’alimentation d’un nourrisson doit être encadrée par des professionnels de santé afin d’éviter des conséquences potentiellement dramatiques.

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