Lune de miel aux Maldives : attaqué par un requin près d’une usine à poisson, le marié de 31 ans amputé d’une jambe

0
60

Ce devait être le plus beau voyage de leur vie. Lundi 13 avril 2026, un couple espagnol célébrait sa lune de miel aux Maldives lorsque le rêve a basculé en cauchemar. Lors d’une excursion en mer au large de l’île de Kooddoo, Borja, 31 ans, a été violemment attaqué par un requin. Amputé d’une jambe, il se bat toujours pour sa vie en unité de soins intensifs. Sa femme, sous le choc, pointe du doigt les négligences de leur agence de voyages.

Le drame s’est produit dans une zone particulièrement connue pour la présence de requins : les abords d’une usine de transformation du poisson. Un employé de l’hôtel du couple a décrit une scène d’une violence extrême à l’agence EFE, évoquant un morceau de chair arraché à la jambe de la victime dans ce qu’il a qualifié d’expérience traumatisante. Pris en charge par les secours, Borja a été transporté en urgence vers un hôpital avant d’être placé en réanimation. Face à la gravité des blessures, les médecins ont pris la décision d’amputer sa jambe. Selon un proche de la famille, son état reste très précaire.

La question du pourquoi hante désormais les enquêteurs et les experts. L’usine de transformation du poisson située à proximité du lieu de l’attaque assure n’avoir déversé aucun déchet depuis environ une semaine. Mais une source proche du dossier avance que les requins se trouvaient probablement dans un état de faim et d’anticipation accru — ce qui aurait décuplé leur agressivité. L’expert Aman Haleem en profite pour dénoncer la pratique du nourrissage artificiel des requins, devenue courante dans certaines destinations touristiques : « Il faut y mettre fin. Il est contre nature que ces animaux soient nourris au lieu de chasser. Cela nous nuit à tous. »

L’épouse de Borja, elle, ne décolère pas contre leur agence de voyages, qu’elle accuse d’avoir organisé une excursion dans une zone à risque sans aucune mise en garde préalable. Une plainte pourrait être déposée dans les prochains jours. L’affaire soulève une question plus large sur la responsabilité des tour-opérateurs lorsqu’ils proposent des activités nautiques à proximité de zones réputées dangereuses — et sur le devoir d’information qu’ils ont envers leurs clients.

📍 Localisation

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici