Il fonce sur des policiers, sa passagère de 18 ans est tuée : Ouadia K. devant les assises de Grenoble, quatre ans après la course-poursuite mortelle

0
21

Quatre ans après les faits, la cour d’assises de l’Isère a ouvert ce lundi 20 avril le procès d’Ouadia K., 34 ans, pour une course-poursuite mortelle qui avait ensanglanté les rues de Grenoble dans la nuit du 4 au 5 octobre 2022. Une jeune femme de 18 ans, passagère de son véhicule, avait perdu la vie lors de cette cavale folle — touchée d’une balle dans le cou. L’accusé comparaît notamment pour tentative de meurtre sur des policiers, refus d’obtempérer aggravé, détention d’arme et conduite sous l’empire de l’alcool et de stupéfiants. Le verdict est attendu lundi 27 avril.

Tout avait démarré à Saint-Martin-d’Hères, commune voisine de Grenoble, où des policiers en patrouille avaient tenté de contrôler une Renault Mégane blanche suspecte. Ouadia K. avait refusé d’obtempérer et pris la fuite à vive allure dans les rues de la ville, tirant à plusieurs reprises sur les forces de l’ordre au cours de la poursuite. Acculé dans une impasse rue Henri Tarze, dans le quartier de la Presqu’île, il avait fait demi-tour et foncé délibérément sur les policiers descendus de leur véhicule pour l’intercepter. Ces derniers avaient riposté. Le véhicule avait poursuivi sa course jusqu’au cours de la Libération, où l’accusé avait perdu le contrôle avant de prendre la fuite à pied — rapidement rattrapé, blessé mais vivant. Dans l’habitacle, les policiers avaient retrouvé sa passagère, une jeune femme de 18 ans originaire de Salon-de-Provence, morte d’une balle dans le cou. Une arme de poing avait été saisie dans le véhicule.

Le profil d’Ouadia K. glace le sang. Déjà condamné en 2012 à huit ans de prison pour avoir tiré sur des policiers lors d’un braquage près d’Avignon, il était sorti de détention en 2020 avant d’accumuler de nouvelles procédures pour violences avec armes et port d’armes prohibé. Il avait été interpellé en possession d’un 357 Magnum à Bourgoin-Jallieu et signalé avec un fusil d’assaut à La Tour-du-Pin. Frappé d’une OQTF qui n’avait jamais pu lui être notifiée car il était en fuite, cet homme au casier judiciaire chargé circulait armé et sous stupéfiants le soir du drame. Le procès, qui durera six jours, s’annonce comme l’un des plus lourds de l’année devant les assises de l’Isère.

📍 Localisation

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici