Un drame survenu en marge des Fêtes de Bayonne refait surface devant la justice. Depuis ce lundi, un homme de 41 ans est jugé devant la cour d’assises de Pau pour des faits de « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Les faits remontent au 11 juillet 2024, en pleine période de festivités, alors que la ville de Bayonne accueillait des centaines de milliers de visiteurs dans une ambiance festive devenue, une nouvelle fois, le théâtre d’un épisode tragique.
Ce soir-là, vers 21 heures, une altercation éclate à bord d’un bus au niveau de la gare routière mise en place pour l’événement. La victime, un homme de 58 ans, se trouve à l’arrière du véhicule avec sa compagne lorsqu’un autre individu monte à bord. Pour une raison encore floue, une dispute éclate entre les deux hommes. Rapidement, le ton monte et la tension devient incontrôlable. Les deux protagonistes descendent du bus pour poursuivre l’affrontement à l’extérieur.
Selon les éléments de l’enquête, l’accusé, ancien boxeur professionnel, aurait violemment frappé la victime au visage à deux reprises. Le quinquagénaire s’effondre immédiatement au sol, inconscient. Pris en charge par les secours, il est transporté à l’hôpital dans un état grave. Malgré les soins, son état se dégrade rapidement et il décède quelques jours plus tard, le 16 juillet, des suites d’un traumatisme crânien sévère et d’un œdème cérébral.
Au cours de l’instruction, l’accusé a évoqué des propos racistes qui auraient été tenus par la victime, une version qui n’a pas pu être confirmée par les témoins présents sur place. Déjà connu de la justice, l’homme présente un lourd passé judiciaire avec de nombreuses condamnations, notamment pour des faits de violences. Jugé en état de récidive, il encourt jusqu’à trente ans de réclusion criminelle.
Pour les proches de la victime, ce drame illustre une nouvelle fois les dérives violentes qui peuvent survenir lors de grands rassemblements populaires. Les Fêtes de Bayonne, qui attirent chaque année plus d’un million de participants, ont déjà été marquées par plusieurs incidents graves ces dernières années. Les avocats des parties civiles dénoncent un acte brutal et incompréhensible, estimant que la victime « est tombée sur la mauvaise personne au mauvais moment ».


















