Plus d’un an après la fermeture du Marineland d’Antibes, le sort des animaux marins continue de susciter de vives inquiétudes. Les deux orques et les douze dauphins présents sur le site vivent toujours dans les bassins du parc, sans solution définitive à ce jour.
Depuis l’arrêt des activités en janvier 2025, plusieurs pistes de transfert ont été évoquées. Les épaulards, notamment, ont un temps été annoncés vers des structures à l’étranger, notamment au Japon ou en Espagne. Quant aux dauphins, une relocalisation en France, notamment vers le ZooParc de Beauval, a également été envisagée.
Mais ces projets restent incertains et soumis à de strictes conditions juridiques. Une décision du Conseil d’État impose en effet que tout transfert ne puisse être autorisé que s’il ne répond pas à des objectifs commerciaux et si les conditions d’accueil sont au moins équivalentes à celles existantes.
Face à cette situation, plusieurs associations de défense des animaux montent au créneau. Elles réclament davantage de transparence sur les projets en cours, notamment concernant les infrastructures d’accueil et le suivi vétérinaire des animaux. Des documents précis, comme des évaluations sanitaires ou des garanties sur les conditions de vie futures, sont demandés aux autorités.
Pour ces organisations, le temps presse. Elles estiment que le maintien prolongé des cétacés dans un parc fermé pose des questions éthiques et sanitaires. De leur côté, les pouvoirs publics assurent suivre le dossier, tout en soulignant la complexité des démarches, notamment à l’international.
Ce dossier sensible, mêlant enjeux juridiques, éthiques et scientifiques, reste donc loin d’être résolu.


















