C’est un drame d’une violence absolue qui a frappé la commune de Villers-en-Arthies, dans le Vexin, ce samedi. Quatre personnes ont été retrouvées sans vie dans une maison du village : un homme, son ex-femme et leurs deux enfants, âgés de 9 et 13 ans. Selon la piste privilégiée par les enquêteurs et confirmée par le parquet de Pontoise, le père aurait abattu son épouse et ses deux enfants avec une arme à feu avant de retourner l’arme contre lui-même. Une arme a été retrouvée sur place par les gendarmes, qui ont découvert les corps aux alentours de 18 heures vendredi soir.
Le contexte familial éclaire tragiquement ce passage à l’acte. Le couple était en instance de séparation au moment des faits. Selon une source policière, l’ex-femme s’était rendue la veille au domicile de son mari pour y déposer les enfants. Ce qui devait être un moment ordinaire de la vie de parents séparés s’est transformé en scène de crime. Le maire de Villers-en-Arthies, Jean-François Renard, a confirmé que la famille habitait dans le village depuis une dizaine d’années. « C’est vraiment terrible comme histoire », a-t-il sobrement déclaré, annonçant dans la foulée l’ouverture d’une cellule d’aide psychologique pour les habitants.
Le procureur de la République de Pontoise, Guirec Le Bras, a confirmé publiquement les faits et précisé qu’une enquête pour meurtres précédés ou suivis de meurtres a été ouverte. Elle a été confiée conjointement à la brigade des recherches de Pontoise et à la section de recherches de Versailles. Si la thèse du meurtre-suicide familial constitue la piste centrale à ce stade, les investigations devront établir avec précision la chronologie exacte des événements et les circonstances dans lesquelles chaque victime a perdu la vie.
Ce quadruple drame s’inscrit dans une réalité statistique glaçante : les féminicides et les violences conjugales mortelles représentent l’une des premières causes de mort violente en France, et les enfants en sont trop souvent les victimes collatérales. Villers-en-Arthies, petit village du Vexin de quelques centaines d’habitants, se retrouve brutalement au cœur d’un drame dont les stigmates mettront des années à s’effacer. Une cellule psychologique a été mise en place pour accompagner les riverains et les proches des victimes dans cette épreuve.


















