Ce lundi 11 mai, en pleine journée, des coups de feu ont éclaté dans le quartier des Moulins à Nice, à proximité de la place des Amaryllis. Le bilan, communiqué dans l’après-midi par Nice-Matin, est lourd : au moins deux personnes ont perdu la vie et quatre autres ont été blessées lors de cet échange de tirs. Les forces de l’ordre et les services de secours se sont immédiatement déployés sur place, bouclant le secteur jusqu’à nouvel ordre. Le préfet des Alpes-Maritimes a pris la parole sur le réseau social X pour demander aux habitants d’éviter la zone et de ne pas gêner les opérations en cours.
Le quartier des Moulins, secteur sensible du nord-ouest de Nice, est régulièrement touché par des épisodes de violence liés aux trafics. Une fusillade en pleine journée, sur une place fréquentée, témoigne d’un niveau de bravoure et d’impunité perçue particulièrement préoccupant de la part des auteurs. Les circonstances exactes de la fusillade — le nombre de tireurs, les mobiles et l’identité des victimes — n’avaient pas encore été précisées au moment des premières informations disponibles. L’enquête a été ouverte et les investigations sont en cours.
Ce drame s’inscrit dans une séquence violente pour la ville de Nice. Dès le samedi soir précédent, des coups de feu avaient déjà été échangés à proximité du Pont Michel, dans le secteur de Nice-Est, faisant au moins deux blessés. Deux fusillades en moins de 48 heures dans deux quartiers distincts de la même ville dessinent un tableau inquiétant, que les autorités locales et la préfecture des Alpes-Maritimes devront traiter avec la plus grande fermeté.
Nice, deuxième ville touristique de France et vitrine de la Côte d’Azur, ne peut durablement composer avec ce niveau de violence urbaine. Les élus locaux et les forces de l’ordre font face à une pression croissante pour enrayer une dynamique qui rappelle les épisodes les plus sombres du narcotrafic marseillais. La mobilisation des moyens policiers dans le quartier des Moulins et l’ouverture rapide d’une enquête constituent les premières réponses à un drame qui endeuille une nouvelle fois la capitale azuréenne.


















