En l’espace de vingt-quatre heures, deux garçonnets de 2 ans ont perdu la vie dans des piscines familiales en Charente-Maritime. Le premier drame s’est produit samedi 23 mai vers 17 heures à Surgères. L’enfant a été retrouvé dans la piscine familiale, héliporté en urgence vers le CHU de Poitiers. Il n’a pas survécu. Le lendemain dimanche, un deuxième drame frappait la plaine d’Aunis. Un garçonnet de 2 ans, placé en famille d’accueil avec sa fratrie, aurait échappé à la vigilance des adultes présents lors de la fête d’anniversaire d’un autre enfant. Il a chuté dans la piscine, pourtant équipée d’une barrière de protection, a précisé le procureur de La Rochelle, Arnaud Laraize. Héliporté lui aussi vers Poitiers, il n’a pas pu être réanimé.
Autopsies ordonnées et enquêtes ouvertes
Des autopsies ont été ordonnées pour les deux victimes. Deux enquêtes en recherche des causes de la mort ont été ouvertes, confiées aux brigades locales pour la première et à la section de recherches pour la seconde. Dans ce deuxième cas, des investigations pour homicide involontaire par imprudence ont également été ouvertes, la surveillance des adultes présents lors de la fête étant au cœur des questions posées.
Ces deux drames surviennent dans un contexte de pic de chaleur précoce qui a déjà provoqué une série de noyades dans le sud-ouest de la France ce week-end de Pentecôte. Ils rappellent avec une brutalité particulière que la barrière de piscine, si elle est obligatoire, ne suffit pas à elle seule — la présence attentive d’un adulte reste irremplaçable, particulièrement lors d’événements festifs où la vigilance peut se relâcher.


















