Moselle : viols depuis l’âge de 6 ans sur sept victimes, un homme de 19 ans jugé à huis clos à Metz, profil décrit comme “psychopathique

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Depuis ce mardi 2 juin, la cour d’assises pour mineurs de la Moselle juge à huis clos un homme de 19 ans pour de nombreux faits de viols et agressions sexuelles commis entre janvier 2013 et octobre 2023 sur sept victimes de son entourage proche — dont deux cousines, des camarades de lycée et trois petites amies. Les faits les plus anciens remontent à 2013, date à laquelle l’accusé n’avait que six ans. Le procès se tient jusqu’à vendredi.

Les premières violences à six ans, une escalade jusqu’à 16 ans

Entre 2013 et 2019, l’accusé a agressé sexuellement deux cousines nées en 2007 et 2012, parfois avec violence — pincements, gifles, coups de poing — ou sous la menace d’un couteau. Plus tard, en 2022, au lycée, une camarade l’accuse de l’avoir suivie à la sortie du bus pour la contraindre à des baisers et attouchements. L’année suivante, une autre victime dénonce des caresses imposées pendant son demi-sommeil chez des amis. Trois petites amies se sont également constituées parties civiles pour des rapports sexuels forcés sous contrainte, menaces de revenge porn ou de couteau, et violences physiques lorsqu’elles le repoussaient.

“Prémices d’un trouble psychopathique”, ni honte ni culpabilité

L’enquête a été déclenchée en octobre 2023 après qu’une cousine a dénoncé les faits lors d’une évaluation psychiatrique, après des années de silence. Le tableau dressé par les experts est particulièrement préoccupant. L’accusé est né dans une famille à la dynamique décrite comme “pathologique” — il aurait été exposé très jeune à des rapports sexuels impliquant son père. En maternelle, il était déjà violent envers ses camarades et ses enseignantes. Il s’est présenté à l’école primaire avec un couteau et a été exclu de deux écoles et de trois collèges. Les psychiatres relèvent une “absence d’aptitude empathique” combinée à un “déni des droits fondamentaux d’autrui” — les “prémices d’un trouble psychopathique nécessitant une notable vigilance” selon leurs termes. L’enquête a révélé une consommation massive de pornographie. L’accusé nie les faits et affirme ne ressentir ni honte ni culpabilité.

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