Libéré de prison pour combattre en Ukraine, le tueur en série “maniaque de Sosnovka” s’est échappé et est recherché

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Entre 2004 et 2007, Andreï Kiyko terrorisait le parc de Sosnovka en périphérie de Saint-Pétersbourg. Cet ancien militaire ciblait des jeunes femmes seules dans des zones isolées et peu éclairées, les attaquait par surprise, les étranglait et les menaçait avec un couteau. En 2008, il était condamné pour des attaques visant douze femmes — deux meurtres, huit viols et de multiples agressions sexuelles. En 2023, une nouvelle condamnation pour le meurtre d’une troisième victime portait sa peine à 25 ans de prison. Aujourd’hui, le “maniaque de Sosnovka”, 41 ans, est en fuite et activement recherché.

Recruté malgré l’interdiction, blessé, puis disparu

En 2024, Kiyko a bénéficié d’un dispositif permettant à certains détenus de rejoindre l’armée russe en Ukraine en échange d’une libération anticipée — sortant de prison sept ans avant la fin de sa peine. Cette décision était d’autant plus scandaleuse que les autorités russes avaient formellement assuré que les condamnés pour violences sexuelles ne seraient pas concernés par ce type de recrutement. Blessé sur le front en janvier 2025, hospitalisé à Rostov, il a ensuite été transféré dans un centre de rééducation à Kronstadt. C’est de là qu’il s’est enfui à l’automne 2025.

Sa disparition n’a été signalée que tardivement par le ministère russe de la Défense, et l’affaire n’a été rendue publique que le 26 mai 2026 par le média russe 47News. Kiyko avait par ailleurs déposé plainte contre le ministère pour non-paiement de son salaire et de primes liées à sa mobilisation. Son cas relance les controverses sur la pratique russe de libérer des détenus violents pour les envoyer au front — plusieurs d’entre eux ayant depuis été arrêtés pour des faits similaires à ceux qui leur avaient valu leur première condamnation.

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