Dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 mai, à 5 heures du matin, la cour criminelle de Corrèze rendait son verdict après quatre jours de procès à huis clos. Alexandre R., 42 ans, gérant du centre équestre L’Éperon des Crêtes à Brive-la-Gaillarde, a été condamné à dix ans de prison pour trois viols sur mineures — dont deux sur des mineures de moins de quinze ans — et une agression sexuelle sur mineure. Sur six plaignantes, quatre ont été reconnues victimes de ses agissements, commis entre 2004 et 2018 sur d’anciennes élèves stagiaires ou propriétaires de chevaux.
<h2>”Elles ont accueilli le verdict avec soulagement et sérénité”</h2>
“Elles ne demandaient pas plus que la reconnaissance de ce statut de victime”, a déclaré Me Vincent Desport, l’un des avocats des parties civiles, saluant “la qualité des débats” permise par le huis clos malgré “l’opposition forte entre deux clans.” L’âge des victimes et l’abus d’autorité lié à sa fonction d’entraîneur ont été retenus comme circonstances aggravantes. L’avocate générale avait requis quinze ans. Alexandre R. encourt vingt ans de réclusion criminelle maximale pour ces faits. Sa peine comprend également cinq ans de suivi socio-judiciaire. Il a déjà effectué plus de deux ans de détention provisoire.
<h2>Une “théorie du recrutement” et des dénégations maintenues jusqu’au bout</h2>
Depuis sa mise en examen en mars 2023, l’accusé n’a jamais varié. Il a nié les faits, évoqué un complot, affirmé avoir eu des “relations consenties” après la majorité sexuelle des plaignantes — fixée à quinze ans en France. Lors de l’audience, il est allé plus loin encore : selon lui, la première victime aurait “recruté” les autres plaignantes pour les amener à porter plainte. “Il n’a pas varié d’un centimètre”.


















