Un drame d’une cruauté insoutenable a secoué la ville de Catanzaro, dans le sud de l’Italie, dans la nuit du 21 au 22 avril 2026. Une mère de famille de 46 ans s’est jetée du balcon du troisième étage de son domicile avec ses trois enfants âgés de 4 mois, 4 ans et 5 ans et demi. Seule l’aînée a survécu à la chute, dans un état critique. Le père, qui dormait au moment des faits, n’a rien entendu, rien vu — et s’est réveillé dans un monde brisé.
Ce qui rend ce drame encore plus glaçant, c’est le tableau retrouvé par les secours à leur arrivée. La mère, décrite par ses proches comme une femme discrète et très pieuse, avait pris le temps d’habiller chacun de ses enfants avec élégance avant de passer à l’acte. Elle a été retrouvée au sol, un chapelet à la main. Un geste empreint d’une ferveur religieuse qui témoigne d’un état mental dissocié du réel, comme si elle avait voulu préparer ses enfants pour un autre monde. Les deux plus jeunes — le nourrisson de 4 mois et l’enfant de 4 ans — ont été déclarés morts à l’arrivée des secours, tout comme leur mère.
La seule survivante, la petite fille de 5 ans et demi, a été immédiatement transportée en soins intensifs dans un état grave. Les enquêteurs de la police locale orientent leurs investigations vers la thèse de meurtres suivis d’un suicide. Selon le quotidien italien Il Messaggero, la quadragénaire souffrait d’une dépression post-partum sévère, vraisemblablement non ou insuffisamment prise en charge. Un rappel tragique et douloureux que la dépression post-partum est une maladie grave, silencieuse, qui peut mener aux actes les plus irréparables quand elle reste dans l’ombre.
Si vous ou l’un de vos proches souffrez de dépression post-partum ou de pensées suicidaires, contactez le 3114 — numéro national de prévention du suicide, disponible 24h/24, gratuitement.
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