Elle pensait être sauvée, elle a été ruinée : l’héritière milliardaire attaque son « énergéticienne »

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Le portrait de Margaux Primat, 37 ans, l'une des héritières de la famille Schlumberger, ici photographiée en mars à Los Angeles (Etats-Unis). Crédit photo : Kimberly M. Wang/Eardog production

Déprimée, endeuillée, fragilisée par des problèmes de santé, Margaux Primat pensait avoir trouvé une aide précieuse en Sarah M., une « énergéticienne » installée à Divonne-les-Bains. Ce qu’elle n’imaginait pas, c’est que cette rencontre allait se transformer en cauchemar financier et psychologique. Aujourd’hui âgée de 37 ans et installée en Californie, l’héritière de l’empire parapétrolier Schlumberger — dont la fortune familiale est estimée à près de 3 milliards d’euros — a décidé de porter l’affaire devant la justice. Le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse sera saisi le 5 mai 2027.

Tout commence en 2018 à Genève, où Margaux Primat traverse l’une des périodes les plus sombres de sa vie. Contactée via une voyante après avoir vu une publicité, elle est orientée vers Sarah M., qui lui propose des « soins » dans une approche ésotérique. S’ensuivent des rendez-vous hebdomadaires facturés 300 euros chacun, au cours desquels la jeune femme doit dormir avec du plomb pur — que la praticienne fait ensuite fondre et refroidir dans de l’eau pour « analyser son état émotionnel ». Une pratique aussi coûteuse qu’absurde, mais que la victime, dans sa fragilité, accepte sans questionner.

Mais les séances ne sont que la partie visible de l’iceberg. Margaux Primat dénonce des extorsions de fonds, du chantage, des menaces voilées et une emprise psychologique progressive. Son avocate, Maître Najwa El Haïté, précise que « ces demandes financières étaient accompagnées de pressions morales, de menaces voilées et d’allusions à des conséquences spirituelles, personnelles ou réputationnelles en cas de refus. » Le profil classique de l’emprise sectaire, appliqué à une cible fortunée et vulnérable.

L’audience prévue ce mercredi 22 avril n’a pas pu se tenir. Les pièces constitutives de l’accusation n’ont été transmises à la défense que deux heures avant l’audience — délai jugé largement insuffisant par le tribunal, qui a renvoyé l’affaire à mai 2027. Un an de plus à attendre pour Margaux Primat, qui a rompu depuis avec tout ésotérisme et dit vouloir, avant tout, que d’autres femmes vulnérables ne tombent pas dans le même piège qu’elle.

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