Le 19 mai, une touriste colombienne de 32 ans dînait dans un restaurant proche de la gare de Rome lorsqu’un homme l’a approchée et lui a proposé du haschich. Elle a accepté, l’a suivi à pied une trentaine de minutes. Arrivée à une camionnette, elle a été enlevée par cet homme et un complice, puis conduite dans un bâtiment abandonné de Tor Cervara, en périphérie de la ville, occupé par une vingtaine de migrants en situation irrégulière. Elle y est restée séquestrée pendant 72 heures, violée à plusieurs reprises, droguée de force, dépouillée de son téléphone et de son portefeuille.
Un conducteur de bus la retrouve sur le trottoir
Le 22 mai, la jeune femme a réussi à prendre la fuite. Un conducteur de bus l’a retrouvée allongée à moitié nue sur le trottoir et l’a conduite à l’hôpital. Les médecins ont confirmé les traces de viol et d’administration forcée de substances, et ont alerté la police. Trois jours plus tard, la Division mobile italienne intervenait dans le bâtiment, accompagnée du bureau de l’immigration et de la police médico-légale. Cinq suspects ont été arrêtés et mis en examen pour viol collectif aggravé : deux ressortissants gambiens âgés de 29 et 38 ans, un Malien de 43 ans et deux Nigérians de 29 et 39 ans. Onze autres personnes en situation irrégulière ont reçu un ordre d’expulsion. Trois suspects supplémentaires sont encore recherchés — le premier contact dans le restaurant, le conducteur de la camionnette et le propriétaire d’une cabane où la victime a séjourné plusieurs heures, selon le Daily Mail.


















