C’est l’histoire la plus improbable de l’année. Dans la nuit du 17 au 18 avril 2026, les gendarmes de La Verpillière ont intercepté un homme tapi dans un buisson aux abords de la prison de Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, près de Lyon. À ses pieds : une télécommande, plusieurs batteries, un smartphone et des colis soigneusement emballés dans du papier aluminium. À l’intérieur de ces colis ? Non pas de la drogue, ni des armes — mais des menus McDonald’s, encore chauds, destinés à des détenus dans leurs cellules.
L’individu, connu de la justice et récemment sorti de prison, avait été mandaté par un détenu encore incarcéré à Saint-Quentin-Fallavier pour lui livrer ses repas directement en cellule via drone. Le soir de son arrestation, il avait dépensé 50 euros de menus McDonald’s au fast-food de La Verpillière avant de se rendre discrètement près des murs de la prison pour procéder à sa livraison nocturne. Un complice, présent sur les lieux, a réussi à prendre la fuite avant l’arrivée des gendarmes, alertés par les allers-retours suspects du drone au-dessus de l’établissement pénitentiaire.
Si l’affaire prête à sourire de prime abord, elle illustre une réalité préoccupante pour l’administration pénitentiaire : les drones sont devenus un vecteur de contrebande de plus en plus utilisé pour faire passer toutes sortes de marchandises par-dessus les murs des prisons françaises. Si cette fois il ne s’agissait que de hamburgers et de frites, les mêmes méthodes servent habituellement à introduire drogues, téléphones et autres objets illicites dans les établissements. Le tribunal n’a pas manqué de souligner la gravité des faits en condamnant le livreur improvisé à un an de prison ferme, assorti d’une interdiction de paraître sur la commune de Saint-Quentin-Fallavier pendant trois ans. Une sentence qui risque de lui couper définitivement l’appétit pour ce type de livraison.
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