En novembre 2025, lors d’une traque au petit gibier sur la commune de Challans, en Vendée, un accident de chasse aux conséquences dramatiques s’est produit. Un sexagénaire, fusil en main et faisan en ligne de mire, a ouvert le feu. Son tir a certes atteint le gibier visé, mais les plombs ont également touché un autre chasseur présent dans le secteur, l’atteignant à l’œil gauche. La victime a subi 70 jours d’interruption totale de travail et une perte partielle de sa vision, des séquelles qui pourraient l’accompagner pour le restant de ses jours.
Jugé le jeudi 7 mai 2026 par le tribunal correctionnel des Sables-d’Olonne, le prévenu a maintenu tout au long de l’audience une ligne de défense pour le moins déconcertante. Répétant inlassablement qu’il disposait d’une hauteur suffisante et d’un angle de sécurité correct au moment du tir, il a semblé davantage préoccupé par la réussite de son coup de fusil — « j’ai bien tué le faisan ! » — que par les conséquences gravissimes subies par sa victime. Une posture qui n’a visiblement pas convaincu les magistrats.
Le tribunal a retenu sa responsabilité et prononcé une condamnation à son encontre. Les détails précis de la peine — amende, sursis, interdiction de chasse — n’ont pas été intégralement communiqués dans les éléments disponibles, mais le verdict clôt judiciairement un dossier qui illustre avec force les dangers inhérents aux pratiques de chasse en battue. La proximité des chasseurs entre eux lors des traques au petit gibier exige une discipline de tir absolue, que les règles fédérales encadrent strictement sans toujours parvenir à prévenir les accidents.
Ce drame rappelle que la chasse reste une activité à risque, même pour des pratiquants expérimentés. Chaque année en France, plusieurs dizaines d’accidents impliquant des armes à feu sont recensés lors des saisons cynégétiques. La question de l’angle de tir, de la hauteur minimale et de la connaissance précise de la position des autres chasseurs au sein d’une même battue est au cœur de la sécurité sur le terrain. Des règles que ce sexagénaire vendéen, malgré sa certitude affichée, n’a manifestement pas respectées avec la rigueur nécessaire.


















