Yonne : chiens dans des cages d’un mètre carré au lieu de cinq, mise en demeure ignorée et 87 animaux saisis, l’éleveuse de Piffonds nie tout devant le tribunal de Sens

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Ce 21 mai, Séverine Bourguignon, éleveuse basée à Piffonds dans l’Yonne, a comparu devant le tribunal de grande instance de Sens accompagnée de sa sœur et de sa mère, toutes trois prévenues. Vingt-huit chefs d’inculpation pèsent sur elles : maltraitances animales, défauts d’alimentation et de soins, et exercice illégal de l’activité d’élevage. À la barre, la principale prévenue a maintenu sa position : “Je maintiens qu’il n’y a aucune maltraitance, mes animaux ont tous les soins nécessaires et sont nourris.”

L’affaire a démarré le 15 décembre 2025, lorsque la Direction départementale de la protection des populations a procédé à la saisie de 87 animaux à son domicile, suite à une dénonciation anonyme auprès de la mairie de Piffonds. Le lanceur d’alerte décrivait des oiseaux dans des cages sans luminosité, des chats et surtout des chiens maintenus dans des espaces d’un à deux mètres carrés — loin des cinq mètres réglementaires. Une première visite de la DDPP avait déjà eu lieu le 20 novembre, assortie d’une mise en demeure. Trois semaines plus tard, aucune des modifications demandées n’avait été réalisée. Les animaux ont alors été retirés. Une demande de restitution, formulée ultérieurement, a été refusée par la procureure de Sens.

Dans ses réquisitions, le parquet a demandé pour Séverine Bourguignon six mois de prison avec sursis, une interdiction de détenir tout animal pendant cinq ans, la confiscation de ses animaux et une amende de 1 950 euros. Des peines similaires, allégées à deux mois avec sursis, ont été requises pour sa sœur et sa mère. La défense a plaidé la relaxe. Plusieurs associations se sont portées parties civiles : la fondation Brigitte Bardot, 30 millions d’amis et l’association icaunaise Respectons. Patrick Sacco, président de cette dernière, affirme que “certains animaux étaient dans un état de maigreur important et attesté par des vétérinaires”, selon France 3 Bourgogne-Franche-Comté.

La décision a été mise en délibéré au 2 juillet prochain.

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