Ce sont les loyers impayés qui ont donné l’alerte. Une agence immobilière, ne recevant plus de nouvelles de sa locataire depuis plusieurs mois, a fini par prévenir les pompiers. Mercredi, les secours se sont rendus au domicile d’une femme de 61 ans à Loriol-du-Comtat, dans le Vaucluse. Alertés par une odeur pestilentielle émanant de la maison, ils ont découvert le pire : le corps de la sexagénaire, morte depuis le mois de février, entourée de ses animaux de compagnie, eux aussi décédés. Deux mois et demi sans que personne ne s’inquiète, sans qu’aucun voisin, aucun proche, aucune institution ne remarque son absence.
La piste criminelle n’est pas envisagée à ce stade par les gendarmes de la brigade de Beaumes-de-Venise, chargés de l’enquête en recherche des causes de la mort. Une autopsie a été diligentée pour déterminer les circonstances exactes du décès de cette femme qui vivait seule, sans filet visible autour d’elle.
Ce drame silencieux illustre une réalité sociale de plus en plus préoccupante en France : l’isolement des personnes âgées ou en difficulté, capables de mourir chez elles sans que leur absence soit remarquée pendant des semaines, voire des mois. Après les canicules meurtrières de 2003 et 2019, les pouvoirs publics avaient promis de renforcer les dispositifs de veille. Ce type de découverte rappelle que le chemin reste long.


















