Radié de l’ordre des chirurgiens-dentistes et bientôt face à la justice — la chute est vertigineuse pour ce praticien de Plaisance-du-Touch, commune de la banlieue toulousaine. Soupçonné d’avoir détourné près de 180 000 euros au préjudice de la CPAM de la Haute-Garonne en facturant des soins qu’il n’a jamais réalisés, le dentiste devra répondre de ses actes devant le tribunal correctionnel de Toulouse en octobre prochain.
Face aux enquêteurs, le praticien a reconnu des “facturations anticipées” tout en contestant fermement toute intention frauduleuse. Il invoque un burn-out et des “erreurs administratives” pour expliquer des irrégularités que l’Assurance maladie, elle, qualifie d’escroquerie caractérisée. “Je ne suis pas un arnaqueur”, aurait-il affirmé. Une ligne de défense que le tribunal sera chargé d’évaluer à l’aune des 180 000 euros de préjudice constaté.
Cette affaire illustre une réalité méconnue : la fraude aux soins fictifs représente chaque année des centaines de millions d’euros de pertes pour l’Assurance maladie française, malgré le renforcement progressif des contrôles de la CPAM sur les actes facturés par les professionnels de santé.


















