Aperçu une troisième fois en cinq jours, le cobra à lunettes en fuite ne sème pas la panique mais mobilise drones et pièges dans la commune

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Cela fait cinq jours que Castelginest, commune de 12 000 habitants au nord de Toulouse, vit au rythme de la traque d’un cobra à lunettes en liberté. Le reptile venimeux a été aperçu pour la troisième fois vendredi 15 mai en fin de journée, toujours à proximité de la rivière l’Hers où le risque de le croiser reste le plus élevé. Les berges sont interdites au public jusqu’à nouvel ordre. Malgré l’intensification des recherches — drones, pièges, mobilisation des autorités — le cobra court toujours.

Ce qui surprend, c’est le calme relatif des habitants. Au marché ce samedi matin, l’ambiance est plus à l’humour qu’à la panique. “Voyez ça, c’est un que le cobra n’aura pas !”, lance en riant un rôtisseur en brandissant un poulet. Une passante confie que sa belle-mère ne sort plus de chez elle, mais elle-même relativise : “Non, je ne suis pas en angoisse. Et puis si je le vois, je me tiens loin et puis voilà.” Une autre avoue même une certaine curiosité : “J’aimerais bien le croiser car je n’ai jamais vu de cobra. J’aime bien les serpents.”

La traque s’est étendue à la commune voisine de Saint-Alban, où le reptile aurait pu se déplacer en traversant la rivière. Les mairies des deux communes maintiennent leurs appels à la vigilance. Une enquête judiciaire a par ailleurs été ouverte pour identifier le propriétaire de l’animal, dont la détention d’un cobra à lunettes — espèce dont la détention est strictement réglementée en France — soulève de sérieuses questions légales.

Le cobra à lunettes, dont la morsure peut être mortelle sans traitement rapide, reste une menace réelle malgré la sérénité affichée par une partie des riverains. Les autorités rappellent qu’en cas de contact visuel avec l’animal, il ne faut surtout pas tenter de l’approcher et alerter immédiatement les secours.

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