Dans la nuit du 15 au 16 mai, peu après minuit, la maison des grands-parents du petit Émile, située au cœur du Haut-Vernay dans les Alpes-de-Haute-Provence, a été la cible d’une tentative d’incendie volontaire. L’habitation était inoccupée au moment des faits. Des chiffons imbibés d’essence ont été introduits par les ouvertures, provoquant un début d’incendie qui a noirci les volets et endommagé la remise attenante, dont le plafond porte les traces de l’important dégagement de fumée. La forte odeur d’essence a rapidement orienté les gendarmes vers la piste d’un acte délibéré.
Tôt le samedi matin, un suspect est interpellé. Il est âgé de 78 ans, inconnu des services de gendarmerie, et présente lui-même une odeur d’essence au moment de son arrestation. L’homme serait venu de Marseille et aurait gagné le Haut-Vernay au moins 24 heures avant les faits, ayant réservé une chambre d’hôtel dans la commune la veille. Pour localiser précisément la résidence de la famille, il se serait fait passer pour un journaliste auprès des habitants du hameau. Il est actuellement placé en garde à vue à la gendarmerie de Barcelonnette, poursuivi pour dégradation volontaire.
Pour Me Isabelle Colombani, avocate du grand-père d’Émile, cet acte marque un tournant dans le harcèlement que subit la famille depuis la mort de l’enfant. “Là, on passe un cap supplémentaire. On n’est pas derrière des anonymes qui vont se cacher derrière un écran ou derrière une lettre. C’est quelqu’un qui est passé à l’acte”, a-t-elle déclaré, soulignant la gravité particulière d’un incendie volontaire sur une maison d’habitation.
Depuis la disparition puis la mort du petit Émile — toujours inexpliquées à ce jour — la famille fait l’objet de menaces régulières et de courriers anonymes. Cette tentative d’incendie préméditée pose désormais ouvertement la question de leur protection physique.


















