Trois personnes ont été tuées lundi dans une attaque contre le Centre islamique de San Diego, en Californie, la plus grande mosquée d’une métropole de 1,4 million d’habitants. Les deux tireurs, âgés de 17 et 18 ans, ont fait irruption en fin de matinée dans le lieu de culte, qui abrite également une école pour enfants. Ils ont ouvert le feu avant d’être retrouvés morts dans un véhicule à proximité, victimes de blessures par balle qu’ils s’étaient infligées eux-mêmes, selon le chef de la police de San Diego, Scott Wahl.
🚨🇺🇸🕌 ALERTE INFO | Plusieurs morts et blessés ont été signalés après une fusillade devant une mosquée de San Diego. Le SWAT est sur place. pic.twitter.com/8AmFSwJboR
— Cerfia (@CerfiaFR) May 18, 2026
Parmi les trois victimes figure un agent de sécurité qui, selon les autorités, “a joué un rôle déterminant pour éviter que la situation ne soit bien pire.” Les enfants présents dans l’école attenante à la mosquée ont tous été évacués et mis en sécurité. La police est arrivée sur place quatre minutes après les premières alertes, pour constater trois morts devant le centre islamique. L’un des adolescents avait laissé une note derrière lui, dont le contenu n’a pas été divulgué. Scott Wahl a néanmoins écarté la thèse du simple acte suicidaire : “Une personne suicidaire ne va pas emporter trois armes.”
Les autorités traitent l’affaire comme une attaque islamophobe. “Il y avait clairement un discours haineux impliqué, couvrant un large éventail”, a précisé le chef de la police. Le drame survient au premier jour du Dhou al-hijja, période sacrée pour la communauté musulmane. “Ma communauté est en deuil. C’est quelque chose que nous n’aurions jamais imaginé voir se produire”, a déclaré l’imam Taha Hassane, appelant à lutter contre “l’intolérance religieuse et la haine sans précédent.”
Donald Trump a réagi depuis Washington en déplorant une “situation terrible.” L’attaque a provoqué un déploiement massif de forces de l’ordre lourdement armées autour du centre islamique. L’enquête, confiée au FBI qui examine la piste du crime de haine, doit encore établir avec précision les motivations des deux adolescents et déterminer s’ils avaient des complices ou des contacts avec des groupes extrémistes.


















