Attaquée par un sanglier sur la plage à 10 ans et blessée à quelques millimètres de l’artère fémorale, une fillette réclame 70 000 euros à une mairie qui ne répond plus

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En août 2022, une fillette de 10 ans profitait d’une journée sur la plage de Cadaqués, en Catalogne, en compagnie de sa famille et d’autres enfants, quand un sanglier a fait irruption. La petite a tenté de fuir, mais aussi de protéger un enfant de six ans qui se trouvait à ses côtés. Elle est tombée. Le sanglier l’a percutée de plein fouet, la blessant grièvement à la jambe — l’animal est passé à quelques millimètres de son artère fémorale. Prise en charge par les secours, elle a subi des soins pour ses blessures physiques et, selon son avocat, a également nécessité un suivi psychologique en raison du traumatisme causé par l’attaque.

Quatre ans après les faits, la famille est toujours sans réponse satisfaisante. Son avocat, Me Xavier Coca Verdaguer, dénonce un “labyrinthe bureaucratique” et l’attitude de la municipalité de Cadaqués, qui aurait montré de l’intérêt pour l’affaire lorsqu’elle faisait la une des médias, avant de sombrer dans le silence. “La mairie a montré de l’intérêt dans cette affaire quand elle faisait la une des médias, mais désormais, il n’y a plus aucune réponse de sa part”, a-t-il déclaré à El Gerio Digital. La famille réclame 70 000 euros d’indemnisation et l’affaire pourrait bientôt être portée devant les tribunaux si la mairie ne réagit pas.

La question de la responsabilité des collectivités locales en matière de gestion de la faune sauvage est au cœur du litige. Les sangliers, de plus en plus présents dans les zones côtières et urbaines d’Espagne, représentent un danger croissant pour les promeneurs et les baigneurs. La présence de l’animal sur une plage fréquentée pose la question des mesures de prévention qui auraient pu — ou dû — être mises en place par les autorités locales.

La presse catalane, qui a relayé l’affaire ces derniers jours, souligne l’écart entre l’émoi médiatique initial et l’absence totale de réponse institutionnelle depuis. Pour la famille, quatre années d’attente sans indemnisation ni explication constituent une injustice que seuls les tribunaux pourront peut-être réparer.

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