France : 40 agents de la répression des fraudes perquisitionnent les sites Perrier à Vergèze et Vittel de Nestlé Waters dans le cadre d’une information judiciaire pour tromperie

0
7

Ce mardi 19 mai, des perquisitions sont en cours simultanément sur plusieurs sites de Nestlé Waters en France, a appris la cellule investigation de Radio France. Les opérations visent notamment l’usine de production de Perrier à Vergèze, dans le Gard, ainsi que des bâtiments annexes à l’usine de Vittel, dans les Vosges, abritant le laboratoire chargé des analyses de qualité de l’eau et le centre de recherche et développement du groupe. Au moins 40 agents de la Répression des fraudes ont été mobilisés pour mener ces perquisitions.

Ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par le pôle santé publique du parquet de Paris, à la suite d’une plainte pour “tromperie” déposée par l’ONG Foodwatch contre Nestlé Waters. Contacté par Radio France, le groupe suisse a confirmé que “des inspections inopinées sont actuellement en cours dans deux sites de Nestlé Waters en France”, ajoutant “continuer à coopérer pleinement avec les autorités concernées.” Ni la DGCCRF ni le parquet de Paris n’étaient en mesure de confirmer officiellement les opérations à ce stade.

Au cœur du scandale : des accusations révélées par la cellule investigation de Radio France et Le Monde, selon lesquelles Nestlé Waters aurait eu recours à des traitements interdits sur des eaux contaminées à la source par des bactéries et des traces de substances chimiques. Or les eaux minérales naturelles sont censées être naturellement pures à la source — c’est précisément ce que garantit leur appellation légale et ce que les consommateurs paient. L’utilisation de traitements pour corriger une contamination constitue donc une tromperie caractérisée sur la nature même du produit.

Le préfet du Gard avait pourtant donné son feu vert à l’exploitation des forages dans le département malgré les contaminations avérées, une décision qui avait elle-même fait polémique. Ces perquisitions marquent une nouvelle étape dans un dossier qui touche directement la confiance des consommateurs envers des marques emblématiques de l’eau en bouteille française.

📍 Localisation