Vendredi 15 mai, vers 20 heures, sur le parking du centre Apighrem de Saint-Mathieu-de-Tréviers, dans l’Hérault, un établissement spécialisé dans l’accueil de personnes handicapées, c’est une odeur suspecte qui a donné l’alerte. Une infirmière l’a détectée la première et a prévenu ses collègues. L’un d’eux s’est élancé vers le parking, extincteur à la main, pour découvrir un fauteuil roulant en flammes — avec, toujours assis dedans, un homme hémiplégique d’une soixantaine d’années. Malgré l’intervention immédiate du personnel puis des secours, la victime a été déclarée décédée à 20h15, selon Midi Libre et Ouest-France.
L’homme se trouvait dans l’espace réservé aux fumeurs de l’établissement au moment du drame. Les enquêteurs privilégient pour l’instant la thèse d’un accident provoqué par une cigarette — une braise tombée sur le fauteuil ou les vêtements de la victime, dans une situation où son handicap ne lui permettait probablement pas de réagir. Le parquet de Montpellier a néanmoins ordonné une autopsie pour déterminer les causes exactes du décès et écarter toute autre hypothèse.
Cette tragédie soulève des questions sur les conditions de sécurité entourant les espaces fumeurs dans les établissements accueillant des personnes à mobilité réduite. Pour un résident hémiplégique, la moindre braise mal éteinte peut rapidement devenir fatale, faute de capacité à réagir ou à appeler à l’aide à temps. Les matériaux des fauteuils roulants, souvent synthétiques, peuvent par ailleurs s’embraser très rapidement.
Une enquête a été ouverte. Gendarmes et parquet travaillent ensemble pour reconstituer précisément le déroulé de cette soirée et établir si des mesures de prévention supplémentaires auraient pu éviter ce drame.


















