Ce vendredi matin, Achraf Hakimi, vice-capitaine du Paris Saint-Germain et international marocain, comparaissait devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles. L’objet de l’audience : contester son renvoi en procès pour viol, prononcé en février dernier. Son avocate, Me Fanny Colin, demande un non-lieu. Si la chambre rejette cette demande, le footballeur sera jugé devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine, à une date encore inconnue.
Une rencontre sur Instagram, un soir de février 2023
Les faits remontent à février 2023. Une jeune femme de 24 ans s’était présentée dans un commissariat du Val-de-Marne pour déclarer avoir été violée — sans déposer de plainte dans un premier temps. Elle avait raconté avoir fait connaissance avec le joueur sur Instagram en janvier 2023, avant de se rendre à son domicile à bord d’un VTC qu’il avait commandé. Elle affirmait qu’Hakimi l’avait embrassée et commis des attouchements sans son consentement, puis violée, avant qu’elle ne parvienne à le repousser. Une amie contactée par SMS était venue la récupérer. Hakimi avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire.
Deux lectures radicalement opposées
Les deux camps s’affrontent sur l’interprétation du dossier. Pour Me Colin, “l’accusation repose sur la seule parole d’une femme qui fait obstacle à toutes les investigations.” Pour l’avocate de la victime, Me Rachel-Flore Pardo, le renvoi en procès était “parfaitement cohérent avec les éléments du dossier et les réquisitions du procureur” — une décision que la plaignante avait “accueillie avec soulagement.” Aucune des deux parties n’a souhaité s’exprimer auprès de l’AFP ce vendredi. Achraf Hakimi est présumé innocent.


















