Greffe de barbe ratée en Turquie : Mathieu, 24 ans, décède trois mois après l’opération — son père témoigne

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En 2024, Mathieu, étudiant en école de commerce de 24 ans, se rend à Istanbul pour une greffe de barbe à 1 300 euros. L’intervention est réalisée par un praticien qui n’est pas chirurgien qualifié. De retour en France, le résultat est catastrophique : des poils poussant de façon anarchique, de fortes douleurs, des brûlures, des insomnies. Un médecin français confirme l’irréparable — les bulbes pileux ont été définitivement détruits. Une seconde intervention améliore le résultat à 90-95 %, mais les séquelles esthétiques résiduelles déclenchent chez le jeune homme une dysmorphophobie sévère, trouble psychiatrique caractérisé par une obsession pathologique de son apparence. Accablé par les souffrances physiques et psychologiques, Mathieu s’est suicidé le 9 juin 2024, trois mois après son opération en Turquie.

Son père a choisi de témoigner publiquement sur BFMTV pour alerter sur les dangers du tourisme médical à bas coût. Derrière des prix attractifs se cachent parfois des praticiens non qualifiés, des conditions d’hygiène insuffisantes et des complications irréversibles. Le drame de Mathieu illustre avec une cruauté absolue ce que peut coûter une économie apparente sur un acte médical réalisé hors de tout cadre réglementé.

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