Pierre-Bénite : un SDF armé d’un couteau de cuisine tente de poignarder un externe de 21 ans aux urgences de Lyon Sud

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Samedi 9 mai, à 21h30, un homme de 23 ans sans domicile fixe a franchi les portes des urgences de l’hôpital Lyon Sud, à Pierre-Bénite, en demandant à voir des médecins. Lorsqu’un externe de 21 ans s’est présenté pour le prendre en charge, l’individu lui a craché dessus, l’a insulté, puis a sorti un couteau de cuisine en tentant de le poignarder. Le jeune étudiant en médecine s’en tire avec des plaies superficielles et un jour d’ITT. Un bilan physique limité, mais qui aurait pu être bien plus dramatique.
L’agresseur a été maîtrisé sur place par le personnel hospitalier, avant d’être interpellé par des gendarmes qui se trouvaient par chance dans l’établissement pour d’autres raisons. Testé positif à la cocaïne au moment des faits, il a reconnu les actes qui lui sont reprochés et a été placé en garde à vue. Trois membres du personnel présents lors de l’agression ont d’ores et déjà déposé plainte. Les images des caméras de surveillance ont été visionnées par plusieurs soignants, dont un infirmier qui a confié, sous couvert d’anonymat : « Il s’en est fallu de peu pour que notre jeune collègue se fasse planter avec un couteau de cuisine. »
Au-delà du choc immédiat, c’est la colère qui domine parmi les équipes soignantes de Lyon Sud. Cet infirmier résume un sentiment largement partagé : si les agressions verbales font malheureusement partie du quotidien aux urgences, sortir une arme blanche face à un étudiant en médecine représente un franchissement de seuil inacceptable. Les équipes devant reprendre le travail ce soir-là étaient décrites comme extrêmement choquées, dans un contexte de tension déjà palpable depuis plusieurs mois.
Le personnel des urgences de Lyon Sud — qui avait déjà manifesté en février dernier aux côtés de leurs collègues de l’hôpital Edouard-Herriot pour dénoncer leurs conditions de travail — réclame désormais avec insistance la mise en place d’un service de vigile permanent. Une demande que la direction de l’établissement n’a pas encore satisfaite. Pour les soignants, cette agression est « la goutte qui fait déborder le vase » : tant que la sécurité physique du personnel n’est pas garantie, la violence dans les services d’urgences ne peut qu’aller crescendo.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

selon Le Progres ,

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