Procès Agnès Lassalle : sans larmes ni empathie, l’accusé glace la salle

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Le premier jour du procès de l’élève accusé d’avoir assassiné Agnès Lassalle a laissé une impression glaciale dans la salle d’audience de Pau. L’accusé, aujourd’hui âgé de 19 ans, est entré vêtu entièrement de noir, grand et corpulent, sans verser une larme. Ses parents, très émus, contrastaient cruellement avec l’attitude de leur fils — « un criant manque d’empathie » selon les avocats de la partie civile, qui gardent « espoir que ça puisse changer » au fil des débats.

La matinée a été consacrée à la personnalité de l’accusé. Ce 22 février 2023, à 9h45, le garçon alors âgé de 16 ans s’était levé en plein cours d’espagnol, avait verrouillé la porte de la salle avant de frapper Agnès Lassalle d’un seul coup de couteau en plein cœur. Il avait récupéré l’arme la veille chez son père, l’enroulant dans du papier essuie-tout avant de la glisser dans son sac. Suivi pour une dépression grave, il prenait de la Sertraline — un antidépresseur déconseillé aux moins de 18 ans mais largement prescrit chez les adolescents.

La question centrale du procès reste sa responsabilité pénale. Trois expertises psychiatriques arrivent à des conclusions radicalement opposées : l’une écarte tout trouble du discernement, la deuxième évoque un discernement « légèrement altéré », la troisième, rendue en novembre 2024, conclut à son abolition totale. Dans la salle, Stéphane Voirin, le compagnon d’Agnès Lassalle — celui qui avait dansé seul devant son cercueil — portait un tee-shirt arborant une photo du couple. Il a déclaré n’avoir « aucun désir de vengeance » mais espère que le procès ne se limitera pas à une bataille d’experts. Le verdict est attendu vendredi.

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