Samedi 2 mai aux alentours de 23 heures, plusieurs coups de feu ont retenti dans le quartier des Izards, au nord de Toulouse, à proximité immédiate de la station de métro des Trois Cocus. Des témoins présents sur place ont immédiatement entrepris des gestes de réanimation sur un jeune homme qui venait de s’effondrer, touché par balles. Les pompiers et le SMUR 31 sont arrivés rapidement en renfort, mais leurs efforts n’ont rien changé. La victime a été déclarée décédée à 23h30. Selon les sources, il était âgé de moins de 20 ans ou de 22 ans — les informations divergent légèrement selon les médias locaux — et était défavorablement connu des services de police dans le cadre d’une affaire de trafic de stupéfiants. Le tireur, un homme à pied, avait pris la fuite avant l’arrivée des secours.
La division de la criminalité organisée a été saisie de l’enquête, signe que les autorités orientent d’emblée leurs investigations vers la piste d’un règlement de comptes lié au trafic de drogue. Ce quartier du nord toulousain n’en est pas à son premier drame de ce type. L’été 2020 avait été marqué par une série de fusillades mortelles dans ce secteur, aboutissant à un procès fleuve devant la cour d’assises de Toulouse ouvert le 23 mars dernier. Le 3 avril, dix accusés avaient été condamnés à des peines allant jusqu’à 27 ans de prison pour le meurtre en bande organisée d’un guetteur abattu le 24 août 2020. Moins d’un mois après ces verdicts, le quartier des Izards est de nouveau endeuillé par une mort violente, rappelant avec brutalité que la guerre des trafics n’a pas dit son dernier mot dans ce coin de la Ville rose.


















