Dix années auront été nécessaires pour que cette affaire particulièrement violente connaisse enfin son épilogue judiciaire. Ce mardi 5 mai, devant le tribunal judiciaire de Vienne, le dernier prévenu impliqué dans un dossier de torture et de violences aggravées a été condamné. Une affaire qui avait profondément marqué la région au moment des faits.
L’homme jugé cette semaine était le seul majeur parmi les cinq individus poursuivis dans ce dossier. Pourtant convoqué à l’audience, il ne s’est même pas présenté devant les magistrats. Le ministère public a d’ailleurs regretté une procédure aussi longue, évoquant un procès organisé « avec dix ans de retard ».
Les faits remontent à plusieurs années et concernent une victime retrouvée dans un état extrêmement grave après avoir subi des violences particulièrement barbares. Selon les éléments évoqués au cours des différentes procédures judiciaires, la jeune femme avait été agressée sexuellement, violentée puis aspergée de produit détergent avant d’être abandonnée dans une baignoire, laissée pour morte.L’enquête avait conduit à l’interpellation de plusieurs suspects, dont certains étaient mineurs au moment des faits. En raison de la complexité du dossier et de l’âge de plusieurs protagonistes, plusieurs procès avaient dû être organisés au fil des années, notamment devant une cour d’assises des mineurs.
Ce mardi, le dernier volet judiciaire de cette affaire s’est donc refermé avec la condamnation du dernier mis en cause pour violences aggravées et dégradations. Même si la qualification retenue n’est pas la plus lourde envisagée au départ, cette décision vient conclure une décennie de procédures judiciaires particulièrement éprouvantes pour la victime et ses proches.L’affaire reste aujourd’hui l’un des dossiers criminels les plus marquants jugés ces dernières années dans le secteur de l’Isère.


















