À Saint-Laurent-du-Maroni, en Guyane, la police aux frontières multiplie les saisies dans le cadre de sa lutte contre l’orpaillage illégal. En l’espace d’une semaine, deux contrôles distincts ont permis de mettre la main sur des quantités significatives d’or natif, selon un communiqué de la Police nationale publié sur X.
Le 27 avril, lors d’un contrôle de bus, les policiers ont découvert 180 grammes d’or natif dissimulés dans un bagage. La valeur estimée de ce premier lot dépasse 22 000 euros. Quelques jours plus tard, mardi dernier, c’est lors de la fouille d’un taxi que les agents ont mis au jour 338 grammes d’or natif, cette fois cachés dans une valise abandonnée à bord du véhicule — soit près de 36 000 euros supplémentaires. Au total, les deux saisies représentent plus de 518 grammes d’or natif pour une valeur cumulée approchant les 58 000 euros.
Dans les deux cas, aucun passager n’a revendiqué les bagages contenant l’or. À l’issue des vérifications liées à la seconde découverte, quatre ressortissants brésiliens présents dans le taxi ont été placés en rétention administrative.
Saint-Laurent-du-Maroni constitue un point névralgique dans la lutte contre l’orpaillage clandestin en Guyane. Frontalière du Suriname, la ville est un passage régulier pour les orpailleurs illégaux — majoritairement brésiliens — qui exploitent les sous-sols guyanais en dehors de tout cadre légal. Ces activités causent des dommages environnementaux considérables et alimentent des réseaux criminels transfrontaliers que les forces de l’ordre s’efforcent de démanteler.


















