Dans la nuit du lundi au mardi, la brigade anticriminalité d’Agde, dans l’Hérault, a été alertée qu’un individu criait dans la rue et portait des coups sur des véhicules à l’aide d’une machette. À leur arrivée, les policiers ont découvert un homme de 58 ans en train de fracasser la vitrine d’un tabac-presse avec cette arme de 40 centimètres. Sommé d’obtempérer, l’homme a refusé. Les agents ont alors fait usage d’un taser à une seule reprise. Le suspect a lâché son arme sans chuter et a été interpellé malgré une résistance violente.
Le transport vers le commissariat d’Agde s’est déroulé dans un climat de forte agitation. L’homme est resté très agressif durant tout le trajet, blessant deux policiers : l’un au genou et à la cheville, l’autre au dos. Face à cet état d’agitation persistant, un avis médical a été sollicité et les pompiers ont procédé à un examen sur place. Peu après, alors que l’individu s’agitait de nouveau, il a été victime d’un arrêt cardio-ventilatoire. Les tentatives de réanimation n’ont pas permis de le sauver.
Le procureur de la République de Béziers, Arnaud Faugère, a annoncé l’ouverture d’une enquête en recherche des causes de la mort, confiée au service interdépartemental de la police judiciaire de Montpellier. Une autopsie doit être réalisée très prochainement afin de déterminer précisément les circonstances et les causes du décès. La question de l’usage du taser et de son éventuel lien avec l’arrêt cardiaque sera vraisemblablement au cœur des investigations, comme c’est systématiquement le cas dans ce type de dossier.
Les morts en garde à vue constituent toujours un sujet sensible qui soulève des questions légitimes sur les conditions d’interpellation et de détention. Si l’enquête devra établir si des fautes ont été commises, les premiers éléments indiquent un individu dans un état d’agitation extrême, potentiellement sous l’emprise de substances ou en proie à une crise psychiatrique aiguë. Ces situations, de plus en plus fréquentes sur le terrain, posent la question de la formation des forces de l’ordre face aux personnes en état de crise et de l’accès rapide à une prise en charge médicale adaptée.
Selon les informations de SudOuest


















