Anthony Pollio, 33 ans, randonneur expérimenté originaire de Floride, ne devait s’absenter que quelques heures. Dimanche 3 mai, il s’est élancé depuis le Lake McDonald Lodge, dans le parc national de Glacier au Montana, avec pour objectif d’atteindre une tour de guet anti-incendie afin d’y admirer le coucher du soleil. Son dernier message à ses proches date de 20h20 ce soir-là. Le lendemain, sans nouvelle de lui, sa famille a immédiatement alerté le Service des parcs nationaux.
D’importants moyens de recherche ont été déployés dans la zone, rapidement bouclée par les autorités. C’est finalement le mercredi 6 mai que le corps d’Anthony Pollio a été retrouvé, à une quinzaine de mètres du sentier, dans un secteur densément boisé. Ses blessures étaient compatibles avec une attaque d’ours, et une bombe anti-ours avait été retrouvée à proximité immédiate, témoignant qu’il avait tenté de se défendre.
Son frère Nicholas a reconstitué le scénario probable auprès de la presse locale : Anthony aurait croisé un grizzly lors de sa descente, utilisé sa bombe, peut-être pris la fuite — mais l’animal l’aurait rattrapé et saisi à l’épaule. Son père Arthur, visiblement sous le choc, a tenu à rappeler le profil de son fils : chasseur chevronné, homme instruit, diplômé de l’Université de Floride centrale. « L’ours l’a simplement attaqué et tué », a-t-il sobrement conclu.
Le Service des parcs nationaux recherche désormais l’animal responsable, qui sera euthanasié une fois localisé. Cette tragédie marque le premier décès humain causé par un ours dans le parc national de Glacier depuis 1998, rappelant que même les randonneurs les mieux préparés restent vulnérables face à la faune sauvage nord-américaine.


















