Dans la matinée du mardi 12 mai, une femme a contacté la gendarmerie, inquiète de ne plus avoir de nouvelles de son mari. L’homme, d’une soixantaine d’années, était parti en randonnée non loin de leur domicile près de Choisy, en Haute-Savoie. Une sortie a priori banale, dans un environnement familier — mais dont il n’était pas rentré. Les recherches ont été immédiatement lancées, avec le déploiement de militaires du peloton de gendarmerie de haute montagne d’Annecy, unité spécialisée dans les interventions en terrain difficile.
C’est la découverte du sac à dos de l’homme dans un secteur boisé qui a orienté les recherches vers une zone précise. Les secouristes ont ensuite localisé le corps sans vie du sexagénaire aux abords du ruisseau des Mégevands. Dans quel état se trouvait-il exactement ? A-t-il glissé, chuté, été victime d’un malaise ? Les circonstances exactes de sa mort restent à ce stade totalement inconnues. Une enquête a été ouverte pour tenter d’éclaircir ce qui s’est passé entre le moment où il a quitté son domicile et celui où son corps a été retrouvé.
Ce drame souligne une réalité souvent sous-estimée : les accidents de randonnée ne surviennent pas uniquement en haute montagne ou lors de sorties techniques. Une simple balade locale, sur des sentiers que l’on croit parfaitement connaître, peut également réserver des situations dangereuses — sol glissant, chute imprévue, malaise cardiaque isolé. L’absence de téléphone ou de moyen de communication aggrave systématiquement les conséquences de tout incident survenu loin des regards.
Pour les proches et les voisins de Choisy, ce drame laisse un sentiment d’incompréhension douloureux. Un homme parti pour une promenade ordinaire autour de chez lui, et qui n’en est jamais revenu. L’enquête ouverte devra apporter des réponses à sa famille, qui mérite de comprendre les circonstances dans lesquelles ce sexagénaire a perdu la vie au bord d’un ruisseau de Haute-Savoie.


















