Le tribunal correctionnel de Reims a rendu une décision qui ne manquera pas de susciter des réactions. Un homme de 29 ans, poursuivi pour des faits de maltraitance animale, a finalement été relaxé, faute de preuve d’une intention de nuire.

Les faits remontent à la nuit du 19 au 20 mars 2026. Ce soir-là, une jeune chienne de type berger malinois avait été traînée sur plusieurs centaines de mètres derrière un véhicule. La scène, particulièrement choquante, avait été captée par des caméras de vidéosurveillance. Des riverains avaient également affirmé avoir entendu les cris de détresse de l’animal, audibles à plusieurs rues à la ronde.
Gravement blessée au moment des faits, la chienne a depuis été soignée et son état de santé s’est amélioré. Elle devrait prochainement être confiée à une nouvelle famille.À la barre, le conducteur a toujours nié toute volonté de faire du mal à l’animal. Il a expliqué ne pas s’être rendu compte que la chienne, attachée à l’arrière du véhicule, était tombée. Il a également évoqué la musique diffusée dans l’habitacle, qui l’aurait empêché d’entendre les cris. Une version contestée par certains témoins.
Malgré les réquisitions du parquet, qui avait demandé huit mois de prison, le tribunal a estimé que l’intentionnalité n’était pas suffisamment établie pour caractériser l’infraction pénale. Cette absence de preuve a conduit à la relaxe du prévenu.Plusieurs associations de protection animale, constituées parties civiles dans ce dossier, ont exprimé leur incompréhension face à cette décision. L’affaire relance le débat sur la difficulté de prouver l’intention dans les cas de maltraitance animale.


















