Marseille : les tueurs de Mehdi Kessaci se sont trompés de cible, c’est son frère Amine, militant anti-narcotrafic, qui devait être assassiné selon les enquêteurs

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C’est une révélation qui relance brutalement une affaire déjà bouleversante. L’assassinat de Mehdi Kessaci, tué de plusieurs balles en pleine rue à Marseille le 13 novembre 2025, repose sur une erreur d’identification : les tueurs visaient en réalité son frère Amine, militant engagé dans la lutte contre le narcotrafic. C’est désormais une certitude pour les enquêteurs, selon des sources proches du dossier confirmant une information du journal Le Monde. La confusion provient d’un numéro de téléphone attribué à Amine mais utilisé en réalité par son jeune frère Mehdi, ce numéro ayant été transmis par les commanditaires — à ce jour non formellement identifiés — à l’équipe chargée d’exécuter le contrat.

Mehdi Kessaci avait 20 ans. Il était totalement étranger au monde du trafic, inconnu des services de police comme de la justice. Sa mort avait provoqué une onde de choc nationale, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez la qualifiant de crime d’intimidation constituant un véritable point de bascule. Le prix du contrat aurait été de l’ordre de 100 000 euros pour le tireur, selon Le Monde — un chiffre que les sources proches du dossier n’ont ni confirmé ni infirmé précisément. Les enquêteurs voient dans ce meurtre la main de la DZ Mafia, un gang marseillais de narcotrafiquants.

Mi-mars, dix personnes avaient été arrêtées dans la région marseillaise et dans l’Hérault, soupçonnées d’avoir participé à la logistique de l’assassinat. Le dossier est entre les mains du Parquet national anti-criminalité organisée, le Pnaco, créé en janvier dernier. Parmi les pistes étudiées figure Amine Oualane, dit Mamine, l’un des chefs présumés de la DZ Mafia, actuellement incarcéré et dont le jugement pour la mort du grand frère Brahim Kessaci — retrouvé carbonisé en 2020 — est attendu cet automne.

La famille Kessaci, frappée une troisième fois par la tragédie, doit désormais composer avec cette révélation glaçante : Mehdi est mort à la place d’Amine. Les avocats de ce dernier ont annoncé avoir porté plainte pour violation du secret de l’instruction à la suite des révélations du Monde. En toile de fond, une réalité implacable : le narcobanditisme a fait 17 morts à Marseille en 2025, un chiffre en baisse mais qui témoigne d’une violence toujours profondément ancrée dans certains quartiers de la cité phocéenne.

C’est une révélation qui relance brutalement une affaire déjà bouleversante. L’assassinat de Mehdi Kessaci, tué de plusieurs balles en pleine rue à Marseille le 13 novembre 2025, repose sur une erreur d’identification : les tueurs visaient en réalité son frère Amine, militant engagé dans la lutte contre le narcotrafic. C’est désormais une certitude pour les enquêteurs, selon des sources proches du dossier confirmant une information du journal Le Monde. La confusion provient d’un numéro de téléphone attribué à Amine mais utilisé en réalité par son jeune frère Mehdi, ce numéro ayant été transmis par les commanditaires — à ce jour non formellement identifiés — à l’équipe chargée d’exécuter le contrat.

Mehdi Kessaci avait 20 ans. Il était totalement étranger au monde du trafic, inconnu des services de police comme de la justice. Sa mort avait provoqué une onde de choc nationale, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez la qualifiant de crime d’intimidation constituant un véritable point de bascule. Le prix du contrat aurait été de l’ordre de 100 000 euros pour le tireur, selon Le Monde — un chiffre que les sources proches du dossier n’ont ni confirmé ni infirmé précisément. Les enquêteurs voient dans ce meurtre la main de la DZ Mafia, un gang marseillais de narcotrafiquants.

Mi-mars, dix personnes avaient été arrêtées dans la région marseillaise et dans l’Hérault, soupçonnées d’avoir participé à la logistique de l’assassinat. Le dossier est entre les mains du Parquet national anti-criminalité organisée, le Pnaco, créé en janvier dernier. Parmi les pistes étudiées figure Amine Oualane, dit Mamine, l’un des chefs présumés de la DZ Mafia, actuellement incarcéré et dont le jugement pour la mort du grand frère Brahim Kessaci — retrouvé carbonisé en 2020 — est attendu cet automne.

La famille Kessaci, frappée une troisième fois par la tragédie, doit désormais composer avec cette révélation glaçante : Mehdi est mort à la place d’Amine. Les avocats de ce dernier ont annoncé avoir porté plainte pour violation du secret de l’instruction à la suite des révélations du Monde. En toile de fond, une réalité implacable : le narcobanditisme a fait 17 morts à Marseille en 2025, un chiffre en baisse mais qui témoigne d’une violence toujours profondément ancrée dans certains quartiers de la cité phocéenne.

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