En mai 2026, la cour d’assises de la Haute-Garonne a condamné un homme de 28 ans à 13 ans de réclusion criminelle pour le viol d’une jeune femme, commis dans la nuit du 15 octobre 2023 près du lac de Sesquières, au nord de Toulouse. Si l’accusé a pu être confondu aussi rapidement, c’est grâce au sang-froid exceptionnel de sa victime, qui a refusé de le laisser fuir malgré le traumatisme immédiat de l’agression.
Cette nuit-là, la jeune femme avait sagement choisi de ne pas prendre le volant après une soirée arrosée et s’était endormie dans sa voiture. Un inconnu l’aborde, insiste lourdement pour qu’elle le raccompagne. Par lassitude, elle accepte de le déposer dans un campement de citoyens itinérants. Sur place, le piège se referme : l’homme l’agresse et la viole avant de quitter le véhicule avec un cynisme absolu.
C’est alors que l’histoire bascule. Malgré l’état de choc, la jeune femme refuse le statut de victime passive. Elle démarre en trombe, prend son agresseur en chasse à travers le campement et le percute volontairement avec sa voiture pour l’immobiliser, avant de s’enfuir appeler les gendarmes. Blessé, l’homme est rapidement identifié par les forces de l’ordre et définitivement confondu par des analyses ADN irréfutables.
Dans une ultime tentative d’inverser les rôles, il avait osé déposer plainte contre la jeune femme pour l’avoir renversé. Le parquet a classé cette procédure sans suite. La cour d’assises a rendu sa décision : 13 ans de réclusion criminelle. Un verdict que le sang-froid hors du commun d’une jeune femme sous le choc a rendu possible.


















