“Ils étaient tous comme nos enfants” : le témoignage déchirant des mères des cinq jeunes tués en Ardèche

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Ils s’appelaient Yannick, Greg, Louis, Antoine et Paris. Ils avaient entre 17 et 20 ans, venaient du Rhône, et ce vendredi 1er mai, ils profitaient simplement d’un jour férié entre amis. Partis en groupe de dix, répartis dans deux véhicules, ils cherchaient un endroit pour se baigner et pique-niquer en Ardèche. Ils ne sont jamais rentrés. Leur voiture a quitté la RD270 à Sarras, chuté dans un ravin de vingt mètres avant de s’embraser. Les cinq occupants ont péri sur le coup. Dans le second véhicule, leurs amis ont tout vu.

Au lendemain du drame, les familles ont pris la parole pour rendre hommage à ceux qu’elles ont perdus. La mère de l’une des victimes a écrit sur les réseaux sociaux : “Je vous partage ma peine et ma grande tristesse. Avec lui, ses amis Greg, Louis, Antoine et Paris. Les prochains jours, mois et années seront difficiles pour nous, pour tous les parents et amis de Yannick.” Gwénaëlle Mas, mère de Yannick, 18 ans, a témoigné auprès de France 3 avec des mots qui résument tout : “C’était tout un groupe d’amis partis la veille, ils allaient rentrer le soir. Ils s’étaient connus grâce à la passion de la mobylette. C’était juste des jeunes qui avaient le plaisir d’aller dans des plans d’eau et s’amuser.” Elle a tenu à préciser, comme pour conjurer les rumeurs : “Ils ne buvaient pas, ils ne fumaient pas. Ils étaient tous un peu comme nos enfants, à nous tous.”

C’est pourtant la vitesse qui semble avoir tout emporté. Le parquet a précisé dans un communiqué que “le conducteur du véhicule accidenté roulait à une vitesse excessive sur une route étroite et sinueuse avant le drame” — une conclusion issue des premières auditions de témoins. Une adolescente de 17 ans qui se trouvait dans le second véhicule a assisté impuissante à l’embrasement de la voiture de ses amis. Sa mère, Stéphanie, a confié être “extrêmement choquée”, d’autant que sa fille avait déjà été impliquée dans un accident de la route six mois plus tôt. Une cellule d’urgence médico-psychologique a été activée par la préfecture pour accompagner les rescapés et les familles. Quarante-deux pompiers avaient été mobilisés vendredi, dont une équipe du GRIMP et une équipe nautique. La RD270 est restée coupée à la circulation jusqu’en fin de journée.

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