Ce lundi 18 mai, un jeune Avignonnais de 24 ans comparaît devant le tribunal correctionnel d’Avignon pour “sévices graves ou actes de cruauté envers un animal” et “abandon volontaire d’un animal”. Les faits remontent à l’été 2024 : en plein mois d’août, les habitants de son immeuble de l’avenue de la Synagogue à Avignon ont signalé une forte odeur de cadavre. Les pompiers, intervenus sur place, n’ont trouvé personne dans l’appartement — mais ont découvert le corps d’un chien en état de décomposition avancée, vraisemblablement mort de faim.
L’occupant du logement, alors âgé de 23 ans et placé sous curatelle renforcée, était parti passer quelques jours chez ses parents dans un autre quartier d’Avignon. Entendu par les enquêteurs, il a affirmé avoir cru que son frère s’occupait de l’animal en son absence, et soutenu n’avoir jamais eu l’intention d’abandonner son chien qu’il disait aimer. Une version qui n’a pas empêché le parquet de le renvoyer devant le tribunal correctionnel.
Le prévenu encourt jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. La SPA Vauclusienne et la Fondation 30 millions d’amis se sont toutes deux constituées parties civiles dans cette affaire, témoignant de la gravité des faits aux yeux des associations de protection animale.
Ce dossier soulève une fois de plus la question de la responsabilité des propriétaires d’animaux, en particulier lorsqu’ils doivent s’absenter. En France, un animal de compagnie est reconnu comme être sensible par le code civil, et son abandon ou sa mise en danger est passible de sanctions pénales significatives — une réalité que les associations rappellent inlassablement à l’approche des périodes de vacances.


















