Yvelines : retrouvée ensanglantée dans la cuisine avec un couteau à steak, une fille de 18 ans victime de son compagnon de 20 ans

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Ce lundi 11 mai, Raphaël C., aujourd’hui âgé de 20 ans, comparaît devant la cour d’assises des Yvelines pour le meurtre de sa compagne de 18 ans, commis en août 2022 à Carrières-sur-Seine. Les faits remontent à une nuit où une voisine, alertée par des cris aux alentours de 3 heures du matin, avait appelé la police. À leur arrivée, les agents avaient trouvé le jeune homme qui leur avait simplement déclaré avoir « fait une connerie ». Dans la cuisine, le corps sans vie de la jeune fille gisait dans une mare de sang, un couteau à steak à proximité. Le couple ne se fréquentait que depuis deux mois et demi.
L’ordonnance de mise en accusation consultée par l’AFP dresse un tableau glaçant de la violence déployée cette nuit-là. Elle décrit l’acharnement de l’accusé, la succession de coups de poing, neuf coups de couteau dont trois portés dans des zones vitales, ainsi que des morsures au visage, des étranglements et des compressions manuelles. Une brutalité d’une intensité rare, qui contraste avec la version défensive avancée par Raphaël C. : selon lui, il n’aurait frappé qu’en réaction à un « mot de trop », puis se serait défendu après que la victime l’aurait approché avec un couteau et attaqué avec son téléphone portable.
Le profil de l’accusé tel que décrit dans les pièces du dossier apporte un éclairage troublant sur le contexte de ce drame. Le document évoque une consommation élevée d’alcool, qualifiant Raphaël C. d’« alcoolique non assumé », ainsi qu’une jalousie décrite comme maladive. Des facteurs qui, combinés, dessinent le portrait d’un individu potentiellement explosif dans le cadre d’une relation sentimentale — et que rien, dans les deux mois et demi de fréquentation, n’avait manifestement permis d’anticiper pour la victime.
Le procès doit se tenir jusqu’au mercredi 20 mai. Raphaël C. reconnaît être l’auteur des violences mais nie avoir eu l’intention de tuer. C’est précisément sur cette question de l’intention homicide que les débats seront les plus âpres devant la cour d’assises. Pour la famille de la victime, ce procès représente l’aboutissement de trois longues années d’attente judiciaire après la mort violente d’une jeune femme de 18 ans, tuée par celui qui était censé être son compagnon.​​​​​​​​​​​​​​​​

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