Le 31 mars, vers 15 heures, une jeune femme de 25 ans a été contrainte de monter dans un véhicule à Strasbourg. Trois individus se réclamant de la DZ Mafia, l’organisation criminelle marseillaise connue jusqu’ici principalement pour ses activités de narcotrafic, l’ont ligotée et ont exigé une rançon. La cible n’avait pas été choisie au hasard : selon les Dernières Nouvelles d’Alsace, les auteurs présumés l’avaient « ciblée pour ses fréquentations » — en particulier un ami établi à Dubaï, ayant fait fortune dans la cryptomonnaie, à qui ils ont tenté d’extorquer 600 000 euros. La menace était explicite et terrifiante : couper un doigt de la victime si leurs exigences n’étaient pas satisfaites.
La jeune femme a finalement été retrouvée saine et sauve, ligotée dans une camionnette abandonnée dans une forêt du sud de Strasbourg. Deux des trois suspects ont été rapidement interpellés. Selon les DNA, ces individus étaient venus spécialement de Marseille pour « faire leurs preuves » et intégrer les rangs de la DZ Mafia — un mode de recrutement par l’action criminelle qui illustre le fonctionnement pyramidal de cette organisation. Tous deux ont été mis en examen début avril pour enlèvement, séquestration et menaces de mort.
L’affaire a été confiée au parquet de la juridiction interrégionale spécialisée de Nancy, compétente pour les dossiers de grande criminalité organisée. Elle s’inscrit dans un contexte plus large de diversification des activités de la DZ Mafia, dont les ramifications semblent désormais dépasser largement le seul trafic de stupéfiants marseillais. Quelques semaines plus tôt, une affaire similaire avait été révélée en Haute-Garonne, où une femme avait été séquestrée à Péchabou pour lui soutirer des codes de cryptomonnaies, un suspect affirmant également avoir été recruté par cette même organisation.
Cette affaire strasbourgeoise confirme une tendance inquiétante : les cryptomonnaies sont devenues une cible privilégiée des groupes criminels organisés, qui n’hésitent plus à recourir à la violence physique pour s’en emparer. Le profil des victimes — des personnes identifiées comme détenant ou fréquentant des détenteurs de cryptoactifs — et la sophistication des opérations suggèrent une veille active des réseaux criminels sur les fortunes numériques. Une réalité qui pousse les autorités à alerter sur les risques liés à toute exposition publique de son patrimoine en cryptomonnaies.
Selon Biens publics,


















